RADIO FRANCE CULTURE: Emission MOVIMENTO : TRAN QUANG HAI, ethnomusicologue et spécialiste du chant diphonique, 19.11.2011, FRANCE


Tran Quang Hai Syndiquer le contenu

 

Né le 13 mai 1944, à Linh Dông Xa (Gia Dinh), Sud Viet Nam , Trân Quang Hai est à la fois musicien accompli, éminent ethnomusicologue, pédagogue, conférencier, compositeur, coureur de la planète sonore, membre du Centre National de la Recherche Scientifique, et le plus grand spécialiste du chant diphonique dans le monde.Tel est le protéiforme de Trân Quang Hai. Il a choisi de suivre son père sur les traces de la reconnaissance scientifique. De la musique et de l’étude, de l’Orient et de l’Occident, il a créé un mélange à sa manière toute personnelle, emprunte d’humour et de conscience profonde de ses responsabilités.

Ancien élève du Conservatoire de Musique de Saigon (1955-1961), il est diplômé du Centre d’Etudes de Musique Orientale de Paris en 1970.

De famille de musiciens traditionnels depuis cinq générations, il joue d’une quinzaine d’instruments de musique : cithare à 16 cordes (dàn tranh), vièle à 2 cordes (dàn co), cliquettes à sapèques (sinh tiên), guimbardes (dàn môi), cuillers (muông) pour le Vietnam ; vièle à 2 cordes (nan hu) pour la Chine ; tambour à 1 peau (zarb) pour l’Iran ; luth à 4 cordes principales et 3 cordes rythmiques (vina), luth d’accompagnement à 4 cordes (tampura) pour l’Inde ; violon, guitare, mandoline, banjo, flûte à bec, différentes guimbardes d’Europe et d’Asie.

Ses études sont approfondies et variées. Il faisait ses études à différentes universités : Institut de Musicologie, British Institute, Institut d’Ethnologie, Ecole du Louvre, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Laboratoire d’Acoustique Musicale.

Depuis 1968, il travaille comme chercheur du CNRS au Département d’ethnomusicologie du Musée de l’Homme. Entre 1968 et 1987, il travaillait au Département d’ethnomusicologie du Musée National des Arts et Traditions Populaires à Paris.

Pendant presque 45 ans de carrière de musicien professionnel (1962-2005), il a donné plus de 3.000 concerts et un millier de concerts scolaires dans le monde

Depuis 1971, il a fait 15 disques microsillons 33 tours et 8 CD sur la musique vietnamienne. Plusieurs de ses compositions ont été enregistrées et mentionnées dans le Who’s Who in Music (1998, 1999, 2000, 2001, 2002), dans le Who’s Who in the World (depuis 1981) et dans le Who’s Who en France (depuis 1997).

Trân Quang Hai est le premier musicien vietnamien à jouer dans plusieurs événements historiques : Bicentenaire d’Australie (1988), Bicentenaire de la Révolution Française (1989), 700 ans de Suisse (1991), 350 ans de Montréal, Canada (1992), 500 ans de la découverte d’Amérique par Christophe Colomb (1992), 600 ans de Seoul, Corée (1994), Jubilée du Roi de Thailande (1996).100 ans d’indépendance de la Norvège (2005)

Il est un des rares musiciens d’avoir participé à plusieurs Fêtes de la Musique (depuis la 1ère Fête de la Musique en 1982 , puis en 1984, 1985 à Paris , en 1991 à Saint Denis – Ile de la Réunion , en 2000 et 2001 à Paris, et la 21ème Fête de la Musique en 2002 à Beyrouth – Liban) Il est le seul musicien à interpréter plusieurs oeuvres musicales des compositeurs de musique contemporaine comme Nguyên Van Tuong, Bernard Parmegiani, Nicolas Frize, Yves Herwan Chotard, et aussi de la musique de film écrite par Vladimir Cosma, Philippe Sarde, Maurice Jarre, Gabriel Yared, et Jean Claude Petit.

Ses recherches sur le chant diphonique depuis 1969 lui ont donné le titre du plus grand spécialiste de cette technique vocale si singulière avec plus de 8.000 stagiaires des 60 pays dans le monde, le Prix Spécial du chant diphonique Khoomei à Kyzyl (Tuva, 1995), la Médaille de Cristal du CNRS en 1996 et la Médaille du Chevalier de la Légion d’Honneur en 2002.

 

Arts & Spectacles

19.11.2011 – Movimento | 11-12
MOVIMENTO : Tran Quang Hai 58 minutes Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

  Tran Quang Hai, ethnomusicologue, spécialiste du chant diphonique.  Avec Valérie Philippin, chanteuse lyriqueActualité deTran Quang Hai : Il présentera son film LE CHANT DES HARMONIQUES, lundi 21 novembre de 10h à 13h au CNRS, Auditorium Marie Curie, 3 rue Michel Ange, 75016 Paris.  Projection dans le cadre du 30ème Festival International Jean Rouch, du 5 au 27 novembre 2011, Paris et …

Photographie de  Tran Quang Hai
Profession(s) Ethnomusicologue, spécialiste du chant diphonique
Le site de Tran Quang Hai

http://www.franceculture.fr/personne-tran-quang-hai

 
Movimento

Movimento

le samedi de 14h à 15h

Ecoutez l'émission 58 minutes

MOVIMENTO : Tran Quang Hai

19.11.2011 – 16:00 Ajouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

 

Tran Quang Hai, ethnomusicologue, spécialiste du chant diphonique.

 

Tran Quang Hai ©DR

Actualité deTran Quang Hai :

Il présentera son film Le Chant des Harmoniques, lundi 21 novembre de 10h à 13h au CNRS, Auditorium Marie Curie, 3 rue Michel Ange, 75016 Paris.

LE CHANT DES HARMONIQUES de Tran Quang Hai ©DR CNRS Images

Projection dans le cadre du 30ème Festival International Jean Rouch, du 5 au 27 novembre 2011, Paris et Issy-les-Moulineaux (Hauts de Seine)

Avec également Valérie Philippin, chanteuse lyrique

Son actualité :

Samedi 3 décembre, 17h30 : Radio France, studio 105 Charles Trenet, émission « jazz sur le vif », en public. Jazz Cantata d’André Hodeir pour soprano et ensemble, avec le Caratini jazz ensemble

  • Jeudi 19 janvier 2012, 19h30 :
  • Gireghallen – Bergen – Norvège

    Extended Apocalypsis de Philippe Leroux, pour 4 chanteurs, ensemble, électronique live et vidéo. Ensemble Bit 20, direction Baldur Brönnimann.

Invité(s) :
Tran Quang Hai, ethnomusicologue, spécialiste du chant diphonique
Valérie Philippin, chanteuse lyrique

Thème(s) : Arts & Spectacles| Asie| Ethnologie| Musique| voix

Événement(s)

http://tranquanghai.

Emmanuel Deslouis : Entretien avec Tran Quang Hai, ethnomusicologue, FRANCE, 2008


Entretien avec Tran Quang Hai, ethnomusicologue

Touva : un chant au centre de l’Asie centrale

lundi 23 mai 2005 par Emmanuel Deslouis

Ethnomusicologue, multi-instrumentiste, Tran Quang Hai, nous fait découvrir un des plus étonnants types de chant du monde : le chant de gorges des Touvas.

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Tran Quang Hai devant un spectre de chant diphonique
© E. Deslouis

Eurasie : Qui sont les touvas ?

Tran Quang Hai : Ce sont des nomades d’origine turco-mongole qui vivent au centre de l’Asie centrale dans la république de Touva. Un minuscule territoire de 300 000 habitants (200 000 touvas et 100 000 Russes). Leur territoire est « emmuré » entre des montagnes : Sayan au nord et à l’est, l’Altaï au sud et à l’ouest.

Eurasie : Cela les a-t-il préservé des autres peuples ?

Tran Quang Hai : Pas vraiment ! Au IIe siècle av. J.C., les Huns ont foulé leur sol. Au début de l’ère chrétienne, les tribus touva subissaient l’influence politique des Janbiman, puis celle des Gogann. Du VI au VIIe siècle, leur territoire faisait partie d’un kaganat türke, puis ougrien les deux siècles suivants. Du IX au XIIe siècle, Touva fut dominé par un ancien état kirghize. Avant de tomber sous le joug de seigneurs mongols jusqu’au XVIe. Les deux siècles suivants, il fut rattaché aux états Attynkhan et Dzungar. Du XVIII jusqu’au début du XXe siècle, il passa sous la coupe de l’empire chinois des Mandchous…

Eurasie : Enfin !

Tran Quang Hai : Et ce n’est pas fini ! Touva a même été un état indépendant de 1921 à 1944, sous la protection de l’URSS, avant d’être absorbé dans l’Union jusqu’en 1991. Date à laquelle elle est devenue une république russe.

Eurasie : Quelle histoire !

Tran Quang Hai : Comme vous dîtes ! Ce fut un véritable carrefour de cultures, de religions et de peuples. Et pourtant, il en a émergé des éléments culturels uniques, comme le chant de gorge aussi appelé chant diphonique.

Eurasie : Quand a-t-on vu apparaître les premiers chanteurs de gorge à Touva ?

Tran Quang Hai : Les premiers chanteurs connus sont apparus au milieu du XIXe siècle. Mais le développement du chant diphonique ne date que des années 1930. En 1934, des chercheurs russes ont enregistré des disques 78 tours de ce type de chant, ce qui a permis à un musicologue Aksenov de l’étudier en profondeur et de publier en 1964, soit 30 ans plus tard, le premier article scientifique de qualité sur le chant diphonique.

Eurasie : Qu’appelez-vous le chant diphonique ?

Tran Quang Hai : C’est un chant qui se caractérise par l’émission de deux sons simultanément : l’un est appelé le son fondamental ou bourdon, l’autre est appelé le son harmonique. Le premier son est tenu à la même hauteur durant tout le chant, tandis que le second peut varier pour créer une mélodie. Du point de vue du son, on retrouve des similitudes avec une personne qui joue de la guimbarde : avec un son grave constant et une mélodie plus aigue.

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Le spectre de la voix
Voici le spectre d’un chant diphonique. On distingue clairement le son fondamental et l’harmonique (les deux lignes bleues).

Eurasie : Ce chant crée t-il des harmoniques ?

Tran Quang Hai : Non. En fait, c’est le mariage de toutes les harmoniques qui produit le timbre de notre voix. Mais on n’entend qu’un seul son. Dans le cas du chant diphonique, c’est une technique qui permet de dissocier clairement deux sons. Le fameux fondamental et un groupe de sons harmoniques qu’on appelle le formant.

Eurasie : Est-ce compliqué de produire ce type de sons ?

Tran Quang Hai : Reproduire ces sons n’est pas vraiment difficile. Mais les maîtriser et en faire un chant de qualité nécessite des décennies de travail !

Eurasie : Pourriez-vous nous décrire ces techniques ?

Tran Quang Hai : J’ai découvert plusieurs méthodes. La première consiste à laisser la langue à plat et à ne bouger que la bouche et les lèvres. En prononçant comme collées entre elles les deux voyelles U et I, comme si l’on disait OUI. On parvient à entendre une faible mélodie harmonique.

Eurasie : la seconde méthode permet-elle de produire des harmoniques plus distinctes ?

Tran Quang Hai : Oui. Il faut tout d’abord chanter avec la voix de gorge la syllabe OU. Puis prononcer la lettre L. Dès que la pointe de la langue touche le palais, il faut la conserver dans cette position. Ensuite, il faut prononcer la voyelle U, avec la langue toujours collée au palais. Essayer de nasaliser les sons, c’est à dire les prononcer comme en parlant du nez. Et prononcer les sons U et I de manière liée puis alternée. Grâce à cette méthode, on obtient le bourdon et les harmoniques. En variant la position des lèvres ou de la langue, on arrive à moduler la mélodie.

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Tran Quang Hai lors d’un stage de chant diphonique
© tran quang hai

Eurasie : Comment avez-vous réussi à identifier le rôle de la bouche et de la langue dans ce chant ?

Tran Quang Hai : En fait, j’ai joué le cobaye. Je me suis soumis aux rayons X tout en chantant, ce qui a permis d’étudier scientifiquement cette technique. En me lançant en premier dans ce domaine expérimental, j’ai permis de « démocratiser » le chant de gorge.

Eurasie : Cela vous a-t-il rapproché des chanteurs de la Touva ?

Tran Quang Hai : Oui. En 1981-1982, nous avons organisé à Touva des rencontres de chanteurs de Sibérie. Et le premier festival de chant diphonique a été organisé à Touva en 1991. Et suprême honneur, en 1995, j’ai été invité comme président du jury du festival de chant de gorges. C’est une reconnaissance de mon travail de chanteur, de compositeur et de chercheur dans le domaine du chant diphonique.

Eurasie : Le chant diphonique fait-il des émules ?

Tran Quang Hai : Depuis que j’ai été président du jury, il y a eu un déferlement de groupes de Touva. Maintenant, même les femmes sont autorisées à chanter. Les problèmes économiques de ce pays n’y sont pas étrangers, si cela peut leur permettre de s’en sortir économiquement. Il y a 30 ans, il n’y avait qu’une dizaine de chanteurs diphoniques. Aujourd’hui, il y en a des milliers ! Cela explose car il y a de la demande en Occident, on peut remplir des salles avec des groupes Touva.

Eurasie : Ce chant est-il figé ou évolue t-il ?

Tran Quang Hai : Il y a de la compétition donc il évolue. Aujourd’hui les chanteurs ont développé de nouvelles techniques de chant, il y a une véritable émulation. D’ailleurs, de jeunes chanteurs utilisent le chant diphonique dans la musique pop, dans le hip hop, et même certains groupes de hard rock.

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Le DVD « Le chant diphonique »

Eurasie : Existe t-il un tel chant dans d’autres parties du monde ?

Tran Quang Hai : Oui. Même si on trouve le plus grand nombre de chanteurs diphoniques autour de la chaîne de l’Altaï dans les populations de Mongols, Touvas, Khakhash, Bachkirs. Ainsi, on en trouve au Rajastan en Inde, chez Xhosas en Afrique du Sud. Ces derniers ont copié le bruit que fait un coléoptère placé devant la bouche. Il y a aussi les moines tibétains des monastères Gyütö et Gyüme. Ils utilisaient une technique particulièrement violente pour se casser les cordes vocales et obtenir cette voix caverneuse qui les caractérise : ils mangeaient de la neige et se faisaient vomir, plusieurs heures par jour. À ce régime, les cordes vocales se gonflaient, s’enflammaient avant d’être cassées à vie.

Eurasie : Comment s’initier à ce domaine de chant ?

Tran Quang Hai : En suivant des cours ou des stages. Je peux aussi vous conseiller de vous inspirer de mon DVD « Le chant diphonique » édité par le CRDP de La Réunion, où je détaille les techniques de chants, et où l’on voit des chanteurs diphoniques du groupe Huun Huur Tu, faire une démonstration de ce chant.

Propos recueillis par Emmanuel Deslouis

Emmanuel Deslouis

http://www.eurasie.net/webzine/spip.php?article642

BBC RADIO 3 WORLD ROUTE : TRAN QUANG HAI IN SAIGON , UK 2003


 

Image for Tran Quang Hai in Saigon

Tran Quang Hai in Saigon

Availability:
over a year left to play
Duration:
1 hour
First broadcast:
Saturday 04 January 2003

Lucy and her guides, Vietnamese musicians, Tran Quang Hai and Bach Yen, are in Saigon –the first time these two musicians have stepped back into the city of their birth after 41 years in exile. Along the way, she hears ritual music played on two drums, representing Yin and Yang. She also meets Bach Yen, and discovers more about his return to Saigon after being in exile and how she is affected by the melodies of ritual music she last heard as a child.

Music and featured items

23 items

Timings (where shown) are from the start of the programme in hours and minutes
  • Music Played


    • Bach Yen Au o vi dan (Trad)

  • Lucy and her guides in Saigon.

    Lucy and her guides, Vietnamese musicians, Tran Quang Hai and Bach Yen, visit Saigon.

  • Music Played


    • Nyat Dung Dan Gao Improvisation


    • Nyat Dung Bong Ba Bong tu – fiddle version (trad)

  • Ritual music played on drums.

    Lucy hears ritual music played on two drums, representing Yin and Yang.

  • Music Played


    • Nyat Dung and his group Untitled percussion piece (trad)


    • Nyat Dung and his group Bong Ba Bong tu – oboe version (Trad)

  • Bach Yen returns to Saigon.

    Lucy talks to Bach Yen about returning to Saigon after being in exile.

  • Music Played


    • Minh Vuong/Le Thuy Xe hoa cach biet (Trad)

  • French influenced music.

    Lucy learns how her guide’s exile in France influenced his musical style.

  • Music Played


    • Thanh Long Ai ve Song Tuong


    • Hai Phuong Binh Ban Van (Trad)

  • Pre-war Vietnam music

    Lucy visits a club which specialises in music from the time before the Vietnam War.

  • Music Played


    • Hai Phuong and Thuy Hoan Beo dat may troi (Trad)

  • 17 stringed zither

    Lucy hears the music of the 17 stringed zither played by virtuoso Hai Phuong.

  • Music Played


    • Hai Phuong and Thuy Hoan Qua can gio bay (Trad)


    • Hai Phuong Ly lu la (Trad)

  • Vietnam cuisine

    Lucy discovers more about Vietnam cuisine including frogs’ legs and dog meat.

  • Music Played


    • Hai Phuong Untitled Bamboo Song

  • Tran Quong Hai interview

    Lucy chats with Tran Quong Hai after 41 years of exile.

  • Music Played


    • Hai Phuong Arrival of Spring (Trad)


    • Huong Thanh/Dominique Borker Scent of my childhood


    • Nyat Dung Dan Gao Improvisation

Broadcasts

BBC RADIO 3 WORLD ROUTE : TRAN QUANG HAI IN HANOI , UK 2003


Vietnam

Lucy Duran presents two programmes from Vietnam. In the first she is joined by Vietnamese musician Tran Quang Hai who makes the long journey home for the first time after 41 years of exile in Paris. They visit the bustling capital Hanoi, a city brimming with traditional music and culture.

In the second programme they visit the Southern capital where Hai was brought up: Saigon or Ho Chi Minh City. As well as sampling the vibrant night life they hear traditional ritual music and visit one of the youngest and most famous zither players in Vietnam.

Last on

Tran Quang Hai in Saigon

2/2. Lucy and her guides visit Saigon, the first time they have been back for 41 years.

Sat 3 Jan 2004 15:00 BBC Radio 3

See all previous episodes from World Routes

Image for Tran Quang Hai in Hanoi

Play now 60 mins

Tran Quang Hai in Hanoi

Availability:
over a year left to play
Duration:
1 hour
First broadcast:
Saturday 28 December 2002

Lucy Duran presented two programmes from Vietnam. In the first she is joined by Vietnamese musician Tran Quang Hai who makes the long journey home for the first time after 41 years of exile in Paris. They visit the bustling capital Hanoi, a city brimming with traditional music and culture.

Music and featured items

20 items

Timings (where shown) are from the start of the programme in hours and minutes
  • Lucy Duran visits Hanoi

    Lucy Duran in the centre of Hanoi with Vietnamese musicians Tran Quang Hai and Bach Yen.

  • Music Played


    • Trad folk theatre from North Vietnam Title unknown

      Orchestra: of the National Conservatory of Music, Hanoi

  • National Conservatory of Music

    Lucy visits the National Conservatory of Music where she hears some folk theatre music.

  • Music Played


    • Ngo cha My In Love for Ever

      BBC Recording


    • Tan Twee Southern Spring (Trad)

      BBC Recording

  • 16 string zither and moon lute

    Lucy hears a 16 string zither and moon lute playing a mode which expresses sadness.

  • Music Played


    • Tan Twee Training with 5 modes (Trad)

      BBC Recording

  • Bach Yen’s western style hit

    Bach Yen explain why music from before the Vietnam War is still popular.

  • Traditional folk songs in Vietnam

    Lucy visits a music shop where she hears about the importance of traditional folk songs.

  • Music Played


    • Quang Vinh/Thuy Huong Con Duyen

      BBC Recording

    • Image for Thanh Lam

      Thanh Lam Cam Tay mua he

      BBC Recording

  • Water Puppet Theatre

    Lucy visits the Vietnamese Water Puppet Theatre.

  • Music Played


    • The Thang Long Water Puppet Troupe Orchestra Music from the Vietnamese Water Puppet theatre:

      BBC Recording


    • The Hanoi Ca Tru Thai Ha Ensemble Gui Thu

      BBC Recording

  • Ca Tru tradition love song

    Lucy hears the extraordinary vocal techniques of a 9 year old girl singing a love song.

  • Music Played


    • The Hanoi Ca Tru Thai Ha Ensemble Xam hue Tinh

      BBC Recording

  • The Ca Tru tradition

    Lucy learns more about the Ca Tru tradition from one its most famous singers.

  • Music Played


    • The Hanoi Ca Tru Thai Ha Ensemble Chi nam nhi

      BBC Recording

  • Reflections on Vietnam

    Lucy and her guide Tran Quang reflect on his feelings on returning to Vietnam.

  • Music Played


    • Huong Thanh/Nguyen Le/Dominque Borker/Duong Tam/Hao Nhien Pham Lovers on the mountain (Bai Ca Tren Nui)

      BBC Recording

Broadcasts

MONDOMIX: TRAN QUANG HAI : biographie, FRANCE, 2008


Tran Quang Hai

Submitted by Mondomix on lun, 10/27/2008 – 23:00
artiste – Musique
Tran Quang Hai

Né en 1944 dans la banlieue de Saigon, élevé dans le respect et la pratique de la musique classique occidentale, diplômé du conservatoire après avoir rejoint son père en France en 1961, Tran Quang Hai se reconvertit. Il opte définitivement pour les musiques traditionnelles vietnamiennes, tout en participant à la naissance du mouvement folk français. Musicologue, chercheur au CNRS, il maîtrise une quinzaine d’instruments, dont la cithare à seize cordes, la vièle à deux cordes et les cliquettes à sapèques (sinh tiên). Il réalise de nombreux enregistrements de musique traditionnelle vietnamienne et pratique également le chant diphonique, sujet de ses recherches au CNRS (une tradition vocale qui n’est pas présente au Vietnam, mais en Mongolie et à Touva).

http://www.mondomix.com/fr/e/tran_quang_hai

This blog is focused on Trân Quang Hai